Vie nomade au quotidien

Vivre à l’Île Maurice, la première étape de cette aventure

Pourquoi l’Île Maurice ?

Il se trouve que c’est le pays de ma moitié. Il y est né, y a grandi et en a la nationalité. Nous avons décidé de débuter ce voyage, et tous les projets qui gravitent autour, en nous « posant » à l’île Maurice. Le démarrage de nos projets professionnels et la mise en place de l’école à la maison vont complètement modifier notre organisation quotidienne ! Parce que nous y avons de la famille, des amis, des repères, vivre à l’île Maurice devraient dans un premier temps nous permettre d’envisager avec plus de sérénité ce nouveau rythme de vie. Une sorte de sas de transition, le temps de trouver nos marques et de se créer des habitudes de travail notamment. Bien sûr, il s’agit aussi de profiter de cette partie de notre famille qu’on voit beaucoup moins souvent.

Ce qui est amusant c’est qu’il y a 6 ans, nous nous envolions pour vivre à l’île Maurice.

Et puis, un an plus tard, nous décidions de quitter Maurice pour revenir vivre à Paris (enfin à Montreuil plus exactement).

Nous avons testé la vie sous les tropiques, on a beaucoup aimé, MAIS on a choisi de rentrer. Pourquoi ? Je me souviens avoir fait la liste des + et des – à l’époque. 5 ans après, il est temps de la ressortir et de faire le point.

Vivre à Paris : avantages et inconvénients

En relisant ce bilan,  j’ai l’impression qu’assez peu de choses ont changé pour nous. Si ce n’est une, et c’est celle qui fait que nous avions décidé de rentrer : le boulot !

De nouvelles perspectives professionnelles ont fait leur chemin en même temps que ce projet de voyage. J’occupe toujours le même poste mais l’année dernière j’ai fait une VAE pour obtenir un master. Et cette année j’ai fait une formation de community manager au CFPJ. Je conserve mon job, qui me plait, mais j’ai besoin de nouveaux challenges. Avec ce départ, je passe d’un temps plein à un travail à mi-temps. Parallèlement j’ai envie de créer ma micro-entreprise et de me lancer dans d’autres activités.

Il y a quand même une chose qui a profondément changé à Paris depuis le 7 janvier 2015 et le 13 novembre 2015. Ça se traduit par un truc en plus, un genre de noirceur qui traîne dans l’atmosphère. On pourrait imaginer que ça nous donne envie de fuir mais, pour ma part, ces évènements ont créé un lien particulier entre moi et cette ville. Je l’aime, je la déteste aussi, mais on a une histoire. Je sais que j’y reviendrai.

Allez hop, on passe à l’île Maurice !

Vivre à l’île Maurice : avantages et inconvénients

Alors, nous qui connaissons si bien ce pays, qu’est-ce qui fait que nous avons aujourd’hui envie de commencer ce voyage par quelques mois à l’île Maurice ?

Notre état d’esprit a beaucoup changé. Nous avons une ambition professionnelle bien différente qui fait que nous envisageons les choses autrement.

Pourquoi cette expérience à Maurice sera différente

En ce qui concerne le rythme de vie, à vrai dire, je crains le pire car je doute que me lancer dans une autre activité en parallèle de mon boulot actuel me permette d’avoir plus de temps! Par contre, ce que je trouvais le plus contraignant quand on vivait à Maurice c’était de loin le temps passé dans les transports pour aller à Port Louis tous les jours. Digital nomad + école à la maison = nous devrions échapper à ce problème.

Notre expérience du système scolaire mauricien m’avait laissé un goût un peu amer… Cette fois ce sera l’école à la maison ! Une autre aventure.

Côté vie sociale, je n’ai plus tout à fait le même point de vue qu’à l’époque. Se faire des amis prend du temps. J’ai écrit ces lignes après environ 9 mois à Maurice. Et c’est surtout sur la fin de notre année que nous avons commencé à lier de vraies amitiés. Je pense qu’en vivant à Paris ça peut être encore plus difficile! Après 5 ans à Montreuil on a de vrais potes, qu’on espère faire venir à Maurice ou ailleurs 🙂 Mais ces amitiés ne se sont pas faite en un an, loin de là. Il faut être patient ! En restant 3 ou 4 mois à l’Île Maurice je n’ai pas de grandes ambitions sur mes futures amitiés, mais j’espère faire de belles rencontres.

J’ai l’impression aussi que se faire des amis mauriciens est plus difficile quand on est étranger. Sans que les mauriciens en soient pour autant responsables. Il m’a toujours semblé plus facile d’aller vers les étrangers, voyageurs ou expats, qui sont dans une situation semblable, ça crée déjà un point commun ! Si vous avez passé un peu de temps à l’étranger, vous avez certainement vécu cette expérience de l’amitié. Je serai curieuse de connaître votre point de vue : facile ? Difficile ? Plutôt des amis locaux ou, comme vous, étrangers ?

Allez, je ferai peut-être un nouveau bilan dans quelques mois, en attendant, je retourne à nos valises.

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8 Comments

  • Reply
    chapi_en_chine
    05/10/2017 at 09:34

    Nous vivons à Shanghai depuis décembre dernier. Pas facile de se faire des relations en dehors de la communauté française ici. Nous avons quelques « connaissances » par le biais du travail de mon mari. Mais on ne crée pas forcément de lien. Ce sont plus des contacts ponctuels, rien de suivi. Peut-être dû au fait que la ville est immense?

    • Reply
      Nomadic Bernique
      05/10/2017 at 23:49

      Ohlala Shanghaï, tellement immense et peuplée j’ai du mal à imaginer ce que ça peut donner. Avec la barrière de la langue ça doit être d’autant plus difficile de créer des liens avec des locaux. Vous vous y plaisez ?

      • Reply
        chapi_en_chine
        09/10/2017 at 00:56

        S’y plaire….c’est beaucoup dire! Disons qu’on s’habitue à tout 😉 Avec les locaux, c’est en effet la barrière de la langue le plus gros handicap. Le chinois n’est pas une langue qui s’apprend « par imprégnation »! Ceux qui s’attellent à son apprentissage s’inscrivent carrément en fac. Il faut pouvoir y consacrer du temps et de l’argent. Alors il faut que ça vaille le coup, que ça fasse partie d’un projet professionnel pour que ça en vaille la peine. Si c’est seulement pour pouvoir marchander en chinois, je préfère continuer à me perfectionner en mime 😉 Je n’ai pas l’intention de passer le reste de ma vie en Chine. Pour quelques années, j’apprends seulement les bases.

  • Reply
    Maela
    05/10/2017 at 11:54

    J’ai vécu 6 ans à Graz, en Autriche. En dehors de mon homme (et de sa famille), je n’ai pour ainsi dire construit aucune relation avec des locaux (une amitié pendant un-deux ans qui s’est effiloché avec le temps pour des raisons essentiellements organisationnelles). Mes amis sont tous des expats, des étrangers, 50% francophone, 50% autres (italiens, croates, palestiniens, allemands, portugais…). J’ai trouvé que les autrichiens étaient très accueillants à la surface, mais pour approfondir une relation, c’est plus que difficile! Ils ont du mal à tenir une conversation en haut-allemand, hors je ne peux décemment pas maîtriser tous les dialectes du coin (je comprends déjà celui de Graz et celui du village de la famille de mon homme). En plus, ils sont très famille, ils passent donc la majorité de leurs week-ends avec leur famille. Du coup, ta vie sociale le week-end est entièrement tournée vers les étrangers, ceux qui n’ont pas de famille proche et bon, le week-end c’est logiquement le moment où tu as le plus de temps libre.
    Mon homme, c’est un cas à part. Très curieux de nature, il avait très envie de découvrir d’autres pays, d’autres mentalités, d’autres cultures. En fait, c’est son amour du voyage qui nous a permis de mieux nous connaître.

    • Reply
      Maela
      05/10/2017 at 11:56

      (Aie, aie, aie. On ne peut pas modifier et corriger toutes ces petites erreurs! >< )

    • Reply
      Nomadic Bernique
      05/10/2017 at 23:51

      À Maurice aussi ils sont très famille. Et c’est exactement pareil, les weekends on voit plutôt la famille donc j’imagine qu’il ne ressentent pas trop le besoin de lier davantage de liens. Les familles sont généralement grandes en plus 🙂

  • Reply
    le corre
    05/10/2017 at 17:59

    ihiih moi je suis une expatriée …Ben oui je suis partie en Normandieeee^^ Et je dois dire que je partage ton point de vue . Se faire des amies prends du temps et demande soit une bonne ambiance de boulot qui permet de te lier d’amitié avec tes collègues…Soit de s’investir dans un autres milieu sociale. Bref ça se fait pas tout seul , ça demande disponibilité et patience…

    • Reply
      Nomadic Bernique
      05/10/2017 at 23:53

      Oui il faut être patient. Les dernières amitiés que j’ai nouées c’est avec mes voisins depuis 5 ans, ou le sport car une passion commune. Sinon ce sont des amis de Fac ou des vieilles amitiés comme Céline, ou toi 😀

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