Digital nomad

Devenir digital nomad : vivre de wifi et d’eau fraîche !

Quiconque s’est déjà un peu intéressé au sujet aura vu et revu cette photo du digital nomad qui travaille sur son ordi, avec vue sur les rizières de Bali, au bord d’une piscine ensoleillée, voire dans un hamac sur une plage Thaïlandaise.

Quiconque a déjà télétravaillé sait qu’en réalité c’est impensable si on a l’intention d’être un tant soit peu productif !!! Travailler en plein cagnard, les reflets du soleil sur l’écran ? Très peu pour moi 🙂

N’empêche, j’ai un rêve. Un rêve de vie nomade et celui de devenir digital nomad !

Digital nomad, c’est quoi au juste ?

Être digital nomad à mon sens, c’est avoir la possibilité de travailler sans contrainte géographique, à partir d’un ordinateur et de pouvoir organiser son temps.

Il y a quinze jours j’ai assisté à un événement : « Digital Nomad Starter« , organisé par deux trentenaires qui ont choisi ce mode de vie depuis des années : Chris, dit Kalagan et Fabrice, du blog Instinct Voyageur.

C’est la première fois que j’assistais à ce genre de conférence-atelier. L’objectif était de réunir une trentaine de personnes autour de ce thème : comment devenir digital nomad ?

Event Digital Nomad Starter Paris

Je n’étais pas au premier rang mais très studieuse quand même !

Un après-midi à parler voyage, nomadisme et entreprenariat, forcément, ça m’a plu !

Au programme : comment appréhender un voyage au long cours, comment travailler en freelance tout en vivant à l’étranger, comment gérer la relation avec ses clients en France ou ailleurs, comment organiser son temps, gérer l’administratif, etc.  Fabrice et Kalagan ont partagé avec nous leurs façons de voir les choses, leurs méthodes. Ils ont mis le doigt sur les avantages de ce mode de vie mais aussi sur les difficultés qu’on peut être amené à rencontrer.

J’ai adoré découvrir les idées, les envies, les projets des autres participants lorsque nous avons présenté nos projets en petits groupes. Se dire qu’on n’est pas les seuls à rêver d’un autre mode de vie, ça a quelque chose de rassurant. Les échanges étaient riches et l’apéro qui a suivi, une excellente idée !

Et mon projet dans tout ça ?

Je me suis inscrite parce que j’avais besoin de confronter mon projet à une réalité que connaissent très bien les deux intervenants. Mon projet ? Pouvoir travailler tout en voyageant. J’ai la chance de pouvoir garder mon emploi à mi-temps en travaillant à distance. Mais j’ai aussi le projet de créer ma micro-entreprise en parallèle. Car il est possible d’être salarié ET auto-entrepreneur. On peut aussi être auto-entrepreneur ET résider à l’étranger. Ça tombe plutôt bien 😉

J’ai récemment fait une formation pour être certifiée en tant que community manager au CFPJ (centre de formation et de perfectionnement des journalistes). C’est un domaine qui me plait vraiment et voilà, c’est décidé, je vais me lancer ! Je ne dis pas que ce sera facile, mais je me sens prête, qualifiée et suffisamment armée pour découvrir le monde de l’entreprenariat.

Pouvoir exposer mon projet, qui jusqu’ici était resté plutôt confidentiel,  à l’occasion de cette conf-atelier, m’a permis de le rendre un peu plus concret. Kalagan et Fabrice n’étaient pas là pour nous pousser à sauter le pas à tout prix. L’objectif était de nous aider à construire un projet solide, réaliste, en prenant conscience de toutes les problématiques, sans idéaliser la vie de digital nomad.

Ce que je retiens de cette journée

Une phrase de Kalagan me revient : « on est, soit travailleur, soit tourdumondiste ! » Ça peut paraître contradictoire avec cette idée de travailler en voyageant, mais je crois que ce qu’il veut dire par là, c’est qu’il faut avoir les moyens de ses ambitions. Si notre ambition est de faire un tour du monde, alors peut-être que le mieux est de prendre une année sabbatique et de se consacrer à ce voyage sur un temps donné. Si notre ambition est de devenir digital nomad, voire entrepreneur nomade, alors il ne faut pas espérer pouvoir à la fois travailler efficacement et dans de bonnes conditions, tout en faisant le tour du monde. Changer de pays toutes les 2-3 semaines, gérer les visas, les logements, prendre le temps de visiter une région ET être à fond pour lancer son business semble difficilement compatible. Pour nous le choix est fait, nous ne serons pas en vacances même lorsque nous essaierons de le faire croire 😉

Je retiens également que devenir digital nomad c’est opter pour un mode de vie un peu à part. Un mode de vie qui peut convenir à certains et pas à d’autres. Être loin de ses proches peut être plus difficile qu’on ne l’imagine (c’est du vécu !). Travailler seul devant un ordi au quotidien peut être compliqué également. D’ailleurs, il n’est pas impossible qu’au bout de quelques mois j’ai envie d’une routine, d’un chez moi.

Mais pour le savoir, j’ai décidé d’essayer !

 

Et vous, ça vous tente? Ça vous paraît irréaliste ? Vous pensez qu’une vie de digital nomad pourrait vous convenir ? Je serai curieuse de connaître votre point de vue !

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11 Comments

  • Reply
    AurelieOH
    20/09/2017 at 09:14

    La chance que vous avez, c’est d’être deux à vouloir le faire 😉
    Un super projet, j’adorerais !

    • Reply
      Nomadic Bernique
      20/09/2017 at 10:39

      Tu as raison Aurélie, c’est une chance de pouvoir ET vouloir le faire tous les deux, enfin tous les trois 🙂

  • Reply
    Ultimate freediver
    21/09/2017 at 12:19

    Tu prêches un convaincu 😉

  • Reply
    Camille LEGROS
    23/09/2017 at 15:51

    Bonjour,

    J’étais aussi présente à l’événement Digital Nomad Starter début le 2 septembre 2017. J’ai aussi envie de tenter l’expérience (peut-être de façon semi-nomad). J’adore les voyages. Depuis 2010 j’ai le projet professionnel de vivre et de travailler (temporairement ou plus longtemps, … ou plus si affinités…) En Norvège. Ce projet est important pour moi.

    Camille

    • Reply
      Nomadic Bernique
      24/09/2017 at 16:23

      Bonjour Camille, je crois me souvenir de toi, tu étais au fond de la salle 🙂 Je te souhaite de pouvoir faire aboutir ton projet ! Julie

  • Reply
    Ma Tribu En Vadrouille
    27/09/2017 at 09:33

    Oh j’aurais adoré participer à cet atelier ! je l’avais vu sur la page de Kalagan, mais j’ai déjà débuté ma vie nomade et c’était donc trop loin… Je suis absolument d’accord avec tout ce que tu écris. Je suis moi-même CM freelance et rédactrice web et en effet, c’est un travail qui prend du temps. Surtout quand tu as 3 enfants à gérer en même temps ! Mais c’est possible. Les gens autour de nous, nous disent souvent « Profitez bien de vos vacances (ou voyage) ». Je leur réponds que même si on vit dans différents pays, on a une certaine routine la semaine et nous se sommes donc pas en vacances perpétuelles. Ecole (virtuelle, je t’ai envoyé un mail sur le Cneel d’ailleurs 😉 ) pour les enfants et travail pour mon mari et moi. Le positif c’est qu’en fin de journée, on peut découvrir la ville qui nous héberge, aller à la plage ou manger à l’extérieur puisque nous vivons dans des pays où le coût de la vie est moins cher par rapport à la France. Les grosses visites se font le weekend, et encore, il faut que ça rentre dans notre budget. En tout cas, pour rien au monde, je ne reviendrais en arrière ! Même si nous avons des contraintes (boulot, école, budget), notre nouvelle vie est beaucoup plus enrichissante et nous avons un grand sentiment de liberté. Je vous souhaite de vivre la même chose et peut-être nous croiserons-nous sur la route ?

    • Reply
      Nomadic Bernique
      27/09/2017 at 10:51

      Merci Valérie d’avoir pris le temps de ce commentaire ! Cet event était génial pour me permettre d’oser vraiment me lancer ! Et oui, je sens que sous des airs de vacances, notre quotidien va être bien chargé !! Mais riche 🙂
      Évidemment, si nos chemins se croise je serai ravie de vous rencontrer et partager nos expériences ! Pensez-vous faire un tour en Asie du sud Est en 2018 ?

      • Reply
        Ma Tribu En Vadrouille
        07/10/2017 at 20:22

        Ah je vois juste ton commentaire ! Alors en 2018, non je ne pense pas. Nous serons plutôt du côté de l’Europe de l’Est. Enfin, ça peut changer d’ici là car… nous sommes libres !!! Mais par la suite, c’est vrai que nous aimerions partir plus loin, soit vers l’Asie, soit vers l’Amérique du Sud et faire le tour.

  • Reply
    Maela
    28/09/2017 at 12:42

    J’écrivais déjà des exercices de français en free-lance pour une maison d’édition allemande quand je vivais en Autriche. J’ai continué pendant les quelques mois où nous sommes revenus en France et j’ai terminé mon dernier projet en date sur le début du voyage. Je suis aussi étudiante à distance, donc là aussi, l’organisation est de rigueur et la wifi une nécessité.
    Globalement, mon « soucis » c’est que Ga lui n’est pas digital nomade, il est pleinement dans le voyage et la découverte, alors que moi non. Mais du coup, c’est lui qui conduit le camping-car la majorité du temps et moi je bosse. Ça a plus ou moins bien fonctionné.
    J’ai arrêté de croire que les connexions wifi suffiraient. Nous avons fait ça en partie en Scandinavie, mais ça a été bien plus difficile que prévu. La qualité de la wifi était trop inconstante, même dans les cafés et hôtels, elle dépend énormément du nombre de personnes connectées, ce qui m’obligeait parfois à travailler tard le soir ou tôt le matin. Quoiqu’il en soit, nous sommes en camping-car et en fait, nous avons pas de vraies raisons de dépenser utilement de l’argent dans les cafés. Nous avons fini par acheter un routeur 3G et des cartes sim prépayées pour la Suède et la Finlande (impossible en Norvège car il aurait fallu avoir un compte en banque donc une adresse norvégienne). En passant en France début septembre, nous avons fini par acheter le forfait Free à 20€/mois qui donne 25Go/mois à l’étranger. 25Go si on ne regarde pas de films, c’est déjà énorme.
    Comme Ma tribu en vadrouille, j’ai fini par m’astreindre à un rythme, à des heures de boulot. Je m’octroie 2 jours libres par semaine (pas obligatoirement le week-end), les 5 autres jours, je bosse au moins 5h/jour. Souvent le matin, parce que c’est le moment que je préfère pour bosser.
    Bref, l’expérience est malgré tout à vivre ! C’est une autre façon de vivre et nous avons du mal à nous imaginer devoir, un jour, revenir « à la normal ». Je n’ai pas accepté de nouveaux contrats pour l’instant, mais c’est surtout parce que je veux me concentrer sur ma deuxième année de master avec le mémoire de recherche à écrire.
    Bon courage à vous tous pour le début! Et comme je disais déjà sur facebook, si nos chemins se croisent, ça nous ferait plaisir de vous voir! 🙂

    • Reply
      Nomadic Bernique
      28/09/2017 at 18:24

      Merci Maëla de partager ton expérience de digital nomad avec moi ! Ton parcours est génial, bravo. Mon mari va étudier, comme toi. La connexion Wifi va donc être essentielle pour nous deux. Nous avons beaucoup de projet pro mais je voudrai réussir aussi à profiter du voyage quand même, et ne pas bosser 9h par jour comme actuellement. Mais entre mon boulot à mi-temps, mes projets en free-lance et l’école à la maison pour Ewan c’est pas gagné !! Ce serait frustrant de ne pas pouvoir lever le nez donc il va falloir bien nous organiser. C’est pour cette raison que nous resterons plusieurs mois dans chaque pays, pour avoir le temps de s’en imprégner. Au plaisir de te lire, ici ou son ton blog 🙂 Et bien-sûr si l’occasion nous est donnée de vous voir on ne la manquera pas !

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